Deuxième session photos à Chaouen

Chefchaouen, la ville bleue

Cercle de musique arabo-andalouse

Au coeur de la casbah, sur les hauteurs de Tanger, les Fils du détroit se réunissent tous les jours depuis 25 ans dans un minuscule salon de thé. Le cercle de musique arabo-andalouse compte une vingtaine de membres. Tous ne viennent pas chaque matin et chaque soir pour jouer du oud, du violon, des percussions ou chanter. Mais il y a ici toujours du monde et de la musique.

Diaporama : Matin d'Aid à Tanger

Au premier jour de l'Aid (Vidéo)

Depuis très tôt ce matin, il flotte une odeur tenace dans les rues de Tanger. Celle de la chair, des os et de la laine en train de brûler. Elle participe entièrement à l'ambiance de fête, c'est le premier jour de l'Aid. Partout dans la ville, des barbecues sont allumés. Dans le quartier des ferronniers, c'est dans les forges que l'on prépare les têtes et les pieds de moutons. On réserve ces morceaux pour le lendemain, avec le couscous. Pour le moment, les têtes écornées sont dans le feu, embrochées avec une tige métallique à travers le museau.

Sacrifice

Vidéo non coupée de la mise à mort d'un mouton, au premier jour de l'Aid-el-Kebir dans la médina de Tanger.

Diaporama : Préparation de l'Aid el Kebir

L'Aid el Kebir est la plus grande fête religieuse de l'Islam, avec la rupture du jeûne du ramadan. Elle commencera lundi.

Les musulmans commémorent le sacrifice consenti à Dieu par Ibrahim (Abraham). Il voulait lui offrir son fils, Ismael.

Heureusement pour lui, Dieu l'a remplacé au dernier moment par un bélier.

En cette période de fête, les familles qui le peuvent achètent un mouton et le nourrissent avec du foin que l'on trouve à chaque coin de rue. Avant d'être égorgé à l'aube du premier jour de l'Aid el Kebir, les bêtes sont promenées par les enfants dans les ruelles de la médina. Le soir, on les parque sur les terrasses ou au rez-de-chaussée des maisons.

Dans les échoppes, on taille les costumes et on aiguise les couteaux.

Arrivée à Tanger

Le pays des Imazighen

Depuis le 12 septembre, l'entrée du Pachalik d'Al-Hoceima est garnie de pancartes, de banderoles et de caricatures. Cinq familles ont planté leurs tentes ici, devant le siège de l'administration locale. Leurs maisons ont été détruites et le terrain vendu une misère à une compagnie immobilière. Les familles n'ont reçu aucune compensation et réclament un dédommagement.

Al-Hoceima, perle de la Méditerranée

Depuis Nador, ville portuaire d'un million d'habitants, j'ai vite rejoint Al-Hoceima, 150 kilomètres plus à l'ouest en direction de Tanger. En route, le bus s'arrête dans un village pour faire le plein. On lui verse du « gaz d'Alger » dans le réservoir, l'essence de contrebande venue du pays voisin coûte bien moins cher. Pour la police, c'est même gratuit. Au bout de trois heures de route et après la montagne, nous arrivons à Al-Hoceima.

Pages