Arrivée à Tanger

Le pays des Imazighen

Depuis le 12 septembre, l'entrée du Pachalik d'Al-Hoceima est garnie de pancartes, de banderoles et de caricatures. Cinq familles ont planté leurs tentes ici, devant le siège de l'administration locale. Leurs maisons ont été détruites et le terrain vendu une misère à une compagnie immobilière. Les familles n'ont reçu aucune compensation et réclament un dédommagement.

Al-Hoceima, perle de la Méditerranée

Depuis Nador, ville portuaire d'un million d'habitants, j'ai vite rejoint Al-Hoceima, 150 kilomètres plus à l'ouest en direction de Tanger. En route, le bus s'arrête dans un village pour faire le plein. On lui verse du « gaz d'Alger » dans le réservoir, l'essence de contrebande venue du pays voisin coûte bien moins cher. Pour la police, c'est même gratuit. Au bout de trois heures de route et après la montagne, nous arrivons à Al-Hoceima.

M.V. Prosperity

C'est au bord du Rhône, quelques kilomètres en aval de Lyon sur les quais du port de Salaise que mon voyage commence. J'embarque à bord du M.V Prosperity, un navire fluvio-maritime chargé de 1 380 tonnes de pneus broyés. Sa destination est le Maroc. Il est affrété par Aliapur, une société de valorisation des déchets. Sur place, la marchandise sera gracieusement cédée au cimentier Holcim qui brûlera les pneus dans ses fours.

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